
Au rayon des articles pour hommes, un fut, à l'origine, défini comme masculin.
Les origines de cette association semblent reposer sur la recherche d'explications du monde liées à la métaphysique (incluant l'ontologie et la religion) et à une partie de la philosophie lesquelles opposent deux principes à la base de l'univers : l'un mâle et l'autre femelle. Fondement ancien de la dialectique, pour qui chaque élément s'oppose à un autre qui le contient en partie et avec lequel il forme une unité.
Adam et Ève, Albrecht Durer / Barbie = Barbara Millicent Roberts, 1959)
Un est l'opposant, un est le tout divisé en deux uns.
Oui opposé à non suppose que dans le principe du oui, il y a une partie de celui du non et vise versa. On n'opposera pas oui à eau, par exemple, mais oui à non, feu à eau, indépendance à fédéralisme, etc.
Nous connaissons tous le Yin (lune, sombre, féminin) et du Yang (soleil, brillance, masculin) qui remontent à la nuit des temps de la philosophie chinoise. Le psychanalyste Jung (mort en 1961), parlera des pôles masculin et féminin, respectivement Animus et Anima, en très bref, la somme des images de l'homme intériorisées, portées par la femme et celles de la femme portées par l'homme.

Dieu, cet être unique en trois personnes (vous suivez toujours ou vous songez aux bienfaits du rasoir d'Ockham?) prétendaient certains, avait créé l'Homme à son image, à sa ressemblance et pour que celui-ci ne s'ennuyât point, le Créateur avait tiré de cet être pourtant parfait, fini, complet, une autre chose animée, une fff f ff-f f f - , un truc.
Dieu venait ainsi de commettre l'erreur boréale ou tropicale de sa vie. Heureusement, il était éternel, lui. Mais l'éternité c'est long, surtout… Adam, Ève. La coupable, sur qui repose la faute o-ri-gi-nelle. Bref, la responsable au grand complet de la sexualité et du désir masculin, perçu comme incontrôlable alors que sa propre sexualité reste diffuse, inconsistante, potentiellement inexistante, si non réveillée par l'homme (Walt Disney en a fait d'innombrables succès).
La femme, proie invitante, séductrice, le petit un, l'homme actif, chasseur, le GRAND UN. Et voilà le bibelot, la muse, celle qui ne fout rien mais décore, inspire, se fait belle, se tait et enfante pour l'homme. Voilà le père absent, distant, autoritaire, qui, de toute évidence, n'a ni émotions, ni sentiments. Il faudra donc contrôler la femelle, qui n'arrête pas de merder, là, mettant en péril le beau un total..

Sérieux : l'antique dialectique a suivi une lente évolution, marquée, en Occident, par G. W. F. Hegel (1770-1831), critiquée et réappropriée par Marx (1818-1883), Engels (1820-1895) et Cie, sur les bases d'une explication totalement matérielle du monde, le matérialisme historique et sa philosophie, la matérialisme dialectique. Parallèlement, refonte de la physique, nouvelles considérations d'ordre épistémologique, bouleversements dans l'approche des phénomènes structurels et sociaux.
Le monde matériel n'est plus considéré comme l'un, défini par rapport à l'autre l'au-delà, dont l'existence n'apparaît plus nécessaire à l'explication (au contraire). Le monde matériel est questionné à partir de son propre « contenu ».

Architecture de la solitude
Des paradoxes découlant des théories du complexe d'Œdipe de Freud liés, notamment, à l'éthologie de la famille, on évoluera vers celles de la constitution du sujet, de l'un par rapport à l'autre, non seulement par processus distanciatif mais via la construction positive d'une frontière (Anzieu) entre moi et l'autre. Les luttes menées en faveur du développement des droits des femmes contribueront aussi à l'évolution des sciences sociales dans leur ensemble.
Les approches féministes et postféministes bouleverseront certains principes relatifs aux définitions machistes de départ.
Si autrefois, la femme apparaissait comme « privée de pénis », on considère aujourd'hui que sa jalousie ou son envie est plutôt une théorie masculine basée sur le déplacement de sa propre jalousie, envie de procréation et son angoisse par rapport à sa condition de non contrôle par rapport à sa propre reproduction génétique.
Finalement, n'a-t-on pas envie de ce qu'on n'a pas.

Presque toutes les Barbies se retrouvent seules dans leur grande absolument-de-rêve-maison. Les Bratz ont compris? Pas vu de garçons chez ces poupées qui ressemblent à beaucoup de petites filles autour de nous (sic(k).
Dans l'analyse de la société et des relations socales, un existe, traditionnellement, surtout dans un rapport binaire : l'un par rapport à l'autre, opposé, ou l'un apparaît toujours supérieur à l'autre, comme génétiquement, intrinsèquement. Même chez ces modèles analytiques permettant d'analyser la construction sociale de ces modèles, déterminés par des conditions économiques, politiques, idéologiques, culturelles.

Il doit bien y avoir une solution…
Les explications du monde, de l'inconnu, se calquent naturellement sur ce qui est plus familier. Ainsi construit-on les modèles.
À suivre juste en bas…




































Je n'ai rien. Zéro absolu, zéro relatif. Celsius, Kelvin ou comme les Anglos nos voisins, Fahrenheit? Quoi, rien? Un toit de carton, un abri, une grotte, une petite chambre, un appart, un logement, un condo, une maison, un château… avec des meubles dedans.
